PDF Printing 600 · PDF file 2009. 6. 18. · raient les monnaies sans symbole et...

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  • REVUE BELGE DE

    NUMISMATIQUE ET DE

    PUDLlÉE

    SIGILLOGRAPHIE

    UITGEGEVEN

    SOUS LE HAUT PATRONAGE

    DE S. 1\1. LE ROI

    PAR LA

    SOCIÉTÉ ROYALE

    DE NUMISMATIQUE DE BELGIQUE

    AVEC L'AIDE FINANCIÈRE DU

    MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

    ET DE LA CULTURE FRANÇAISE

    ET DU

    MINISTERIE VAN NATIONALE OPVOEDING

    EN NEDERLANDSE CULTUUR

    ONDER DE BOGE BESCHERMING VAN Z. M. DE KONING

    DOOR HET

    KONINKLIJK BELGISCH

    GENOOTSCHAP VOOR NUMISMATIEK

    MET DE FINANCIËLE HULP VAN RET

    MIN'ISTERIE VAN NATIONALE OPVOEDING

    EN NEDERLANDSE CULTUUR

    EN HET

    MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

    ET DE LA CULTURE FRANÇAISE

    DIRECTEURS:

    PAUL NASTER, Él\HLE BROUETTE.

    JEAN JADOT, TONY HACKENS,

    MAURICE COLAERT

    CXXV - 1979

    BRUXELLES BRUSSEL

  • GH. POENARU BORDEA

    LES STATÈRES OUEST-PONTIQUES DE TYPE

    ALEXANDRE LE GRAND ET LYSIMAQUE

    Le chercheur qui souhaite aborder l'étude de la capacité écono- mique de telle ou telle cité grecque, de tel ou tel royaume bar- bare, celui qui veut approfondir l'histoire économique du littoral occidental du Pont Euxin dans son ensemble devra recourir bientôt aux sources numismatiques, dont l'importance semble augmenter de plus en plus ces derniers temps, avec le développement des sciences historiques. Nous pensons, bien entendu, à la recherche comparatiste, sensible aux aspects quantitatifs dans le contexte

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    historique propre à la région concernée, considérée comme une par- tie composante du tout. Les différentes catégories de monnaies, d'or, argent ou bronze, se révèlent, pour le spécialiste attiré par les problèmes si divers que pose l'histoire économique, d'une valeur inégale, bien que finalement complémentaire.

    De par leur grande valeur intrinsèque, de par leur portée socio- politique, de par leur rôle dans le jeu des relations commerciales et des liens, parfois très complexes, avec le milieu environnant, les monnaies d'or se recommandent presque d'elles-mêmes à notre attention. Pour ce qui est des statères d'or aux types d'Alexandre le Grand et de Lysimaque, la numismatique a dû franchir un long chemin depuis l'époque de L. Müller, auteur de deux monogra- phies (1) qui, paradoxalement, restent encore les seules à cataloguer - ou aspirant à les cataloguer - toutes les monnaies aux noms des deux rois, car malgré les progrès réalisés depuis, rien n'est venu les remplacer. A la fin du XIxe siècle et au commencement du Xxe, à l'heure des corpora, dont F. Imhoof-Blumer prit l'initi- ative, les auteurs des ouvrages se rapportant aux cités de notre zone, B. Pick et K. Reglîng (2), sensibles aux fautes de méthode de leur prédécesseur, se refusèrent, à tort ou à raison, d'y inclure une partie des émissions attribuées à ces cités. Bien qu'ayant paru en 1910, le deuxième volume ne tient pas compte du grand dépôt d'Anadol, publié par E. Pridik dès 1902 (3). Même si ce catalogue ne proposait pas de nouvelles attributions, se bornant à citer Müller, il aurait pu fournir matière à la reprise de l'étude ou, tout au moins, il aurait pu servir à l'enrichissement des séries déjà acceptées par ces auteurs (4).

    Dès 1919, E. T. Newell offrait dans son étude exemplaire sur les alexandres de Sinope le tableau chiffré des statères propres aussi aux autres cités pontiques représentés à Anadol (5) - mal-

    (1) L. MÜLLER, Numismatique d'Alexandre le Grand, Copenhague, 1855 j IDEM, Die Miinzen des lhrakiscben Këniqs Ltjsimachus, Copenhague, 1857.

    (2) B. PICK, Die anliken Mûnzen Nord-Griechenlands, I, Die aniiken Miinzen von Dacien und Moesien, 1, Berlin, 1898; B. PICK, K. REGLlNG, Die aniiken Miinzen Nord-Grieclienlands, I, Die aniiken Mûnzen von Dacien und Moesien, 2, Berlin, 1910.

    (3) E. M. PRIDIK, AHanOJIbCHIIM Iman 30JIOTbIX cTaTepoB, 1895 (Trésor de statères d'or d'Anadol), dans CTI6, 13, 1902, p. 1-35.

    (4) B. Prete, K. REGLING, op. cil., p. 530, no 2117 a (B. Pick), (5) E. T. NEWELL, The Alexandrine Coinage of Sinope, New York, 1919

    (tirage à part de l'AJN, 52), p. 1 et 10.

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    STATÈRES OUEST-PONTIQUES

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    une forte proportion de statères originaires des cités du littoral oc- cidental de la Mer Noire (8).

    Il convient aussi de ne point oublier dans notre très - et peut- être même trop - rapide coup d'œil sur l'historique du problème les précisions de première importance apportées à notre sujet par des études qui ne semblent point le concerner directement, du moins en apparence. Qu'il nous suffise de mentionner en ce sens les étu- des de Georges Le Rider (9) ou de Margaret Thompson (10).

    Des difficultés de toutes sortes, d'attribution tout d'abord, de chronologie aussi, subsistent encore. Le fait qu'on n'a pas repris l'étude du dépôt d'Anadol dans son ensemble n'est guère suscep- tible de simplifier les choses, d'autant plus qu'à défaut d'un con- spectus tant soit peu détaillé, il est parfois presque impossible de saisir exactement quels étaient les statères que Newell ou Sey- rig pensaient devoir attribuer à telle ou telle cité.

    Toujours est-il que maintenant, même dans cet état des choses, on arrive, il me semble, à se faire une idée assez précise de ce que furent les émissions des ateliers du Pont Euxin à l'époque hellé- nistique, bien qu'il reste encore plus d'un point à élucider, tant sous le rapport de la chronologie relative qu'en ce qui concerne la chronologie absolue, dans certains cas plutôt imprécise. Exami- nons donc la situation d'un peu plus près.

    Les statères aux types d'Alexandre le Grand, d'abord. À ceux reconnus comme émis à Odessos par B. Pick (11), il faut ajouter aussi les émissions de Callatis (12), d'Istres (13) et de Mesembria (14).

    (S) Gh. POENARU BORDEA, Le trésor de Môrâsesti, Les siatères en or des cités du Pont Gauche et le problème des relations avec le monde grec el les populations locales aux Ive_leT siècles av. n.è., dans Dacia, N. S., XVIII, 1974, p. 103~125 ; IGCH, 958.

    (9) G. LE RIDER, Le monnayage d'argent et d'or de Philippe Il frappé en Macédoine de 359 à 294, Paris, 1977.

    (10) M. THOMPSON, The Minis of Lysimachus, dans Essays in Greek Coitiaqe presenieâ lo Stanley Robinson, Oxford, 1967, p. 163-182.

    (11) Plus haut note 4; E. M. PRlDIK, op. cit., nos 81-121; A. Hess, 15 oct. 1903, nOS 1-2 et 9-15; Gh. POENARU BORDEA, op. cit., p. 108, nos 57-63 ; A. Ro- GALSKI, dans Nutnizmalika, XII, 1978, 4, p. 3-6.

    (12) E. M. PRiDIK, op. cit., nOS 188-222, 279-414, 513-568 et 576-628; A. Hess, 15 oct. 1903, passim; Oct. Ii.rascu, Tezaurul de stateri de aur de la Dûeni, dans Cre$tCol, 8, 1963, p. 326-329; Gh. POENARU BORDEA, op. cit., p. 10S-109, no a 64-83.

    (13) E. M. PRIDIK, op. clt., noa 494-510; A. Hess, 15 oct. 1903, nOS 114-119. (14) E. M. PRIDlK, op. cit., noa 123-187; A. Hess, 15 oct. 1903, nos 16-40;

    A. ROGALSKI, op. cit., p. 6-7.

  • STATÈRES OUEST-PONTIQUES 41

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    Fig. 3. - DIAGRAl\[ME DU POIDS DES STATÈRES DE TYPE ALEXANDRE LE GRAND DE CALLATIS.

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    Peut-être faudrait-il leur ajouter également celles de Dionysopo- lis (15), mais il s'agit là d'une hypothèse qui attend encore d'être vérifiée. D'autre part, H. Seyrig a rendu justice à Calcédoine, en lui reconnaissant quelques statères aux types de Lysimaque, qu'on aurait pu être tenté d'attribuer à Tyras (16). Quant à Apol- lonia, pour le moment il n'y a pas de traces de statères, chose normale compte tenu de ce que les tétradrachmes y font également défaut. Les pièces comportant le monogramme Ano, qui est le début d'un mot, sont à attribuer à Mesembria, la légende désigne donc un magistrat de cette ville (17).

    En ce qui concerne Tomis, E. T. Newell et H. Seyrig pensaient pouvoir attribuer certains statères du dépôt d'Anadol à son atelier monétaire (lB), mais les chiffres avancés - 36 par le premier, 57 par le second - ne concordent pas et, malgré nos efforts, nous n'avons pas réussi la reconstitution d'un groupe homogène de sta- tères en accord avec le montant du numéraire supposé d'origine tomitaine par le premier des deux savants. A moins que nous nous trompions, les 57 statères tomitains d'après H. Seyrig représente- raient les monnaies sans symbole et sans monogramme, se rat- tachant aux séries callatiennes et odessitaines tant par leur style que par une identité de coin (19). Il ne faut pas oublier que ces deux villes étaient plus ou moins voisines de Tomis, On pourrait étayer cette hypothèse en la rattachant au fait que la ville de Tamis était encore un emporion (20) vers le milieu du Ille siècle, ce qui pouvait l'inciter à adopter le type monétaire de diffusion presque générale à l'époque. Elle pouvait donc puiser dans les coins de ses voisines,

    (15) L. MÜLLER, nO 305(?) ; Gh. POENARU BORDEA, Viala economicà tn Pon- tul sUng tn epoca elenislicà tn lumina izooarelor arheol