E. Lozovan D. Cantemir: ,,Le Panأ©gyrique de Pierre le Grand Rosii pri Petre Velikom, St....

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Transcript of E. Lozovan D. Cantemir: ,,Le Panأ©gyrique de Pierre le Grand Rosii pri Petre Velikom, St....

  • E. Lozovan

    D. Cantemir:

    Nummer 92 December 1981

    ,,Le Panégyrique de Pierre le Grand"

    Romansk Institut K111benhavns Universitet

    Njalsgade 78-80 2300 Kbh. S

    K0b 0 n!"i .. , .. , ~ i ·. ,;- - · R •, :1 .f ~ " ·~·

    Gebyr 5 ,OO kr.

  • REVUE ROMANE ETUDES ROMANES RIOS

    Revue Romane Romansk Institut under K!llbenhavns Universitet udgiver foruden RIOS tidsskriftet REVUE ROMANE, der kommer med to numre om Aret. Det stjllttes af Statens humanistiske ForskningsrAd og har siden 1966 vreret Skandinaviens eneste internationale tidsskrift for romanistik med bAde litteratur og sprogvidenskab.

    I 1981 blandt andet:

    José Ma. Alegre: Las mujeres en el Lazarillo de Tormes. Daniela Quarta: Il teatro prefuturista di Marinetti. Marie-Alice Séférian: Mer, ville, désert, trois espaces

    p rivilégiés du Muezzin de Bourboune. Disp:itatsforsvar: Marcel Hénaff, Sade. L'invention du

    corps libertin. Indlreg ved Yvon Belaval og Ebbe Spang-Hanssen, svar ved Marcel Hénaff.

    Etudes Romanes fremstAr som srernumre af REVUE ROMANE og rummer stjllrre sam- lede afhandlinger.

    Nr. 19 (1979) Arne Schnack: Animaux et paysages dans la description des personnages romanesques (1800-1845)

    Nr. 2o (1979) Lene Waage Petersen: Le strutture dell'ironia ne "La Coscienza di Zeno" di Italo Svevo

    Nr. 21 (1980) Michael Herslund: Problèmes de syntaxe de l ' anc'ien français. Compléments datifs et g~nitifs

    ***

    Abonnementstegning og yderligere oplysninger fla ved henvendelse til Romansk Institut, Jens Schou, Njalsgade 80, 2300 KtlfbP.nhavn S

    Telefon (ol) 54 22 11

    3

    A v a n t - p r o p o s

    Comme la plupart des écrits de D. Cantemir, Le Panégyrique de

    Pierre le Grand nous est parvenu en plusieurs versions d éfectueuses.

    Jusques il y a peu de temps on n'en connaissait la substance

    qu'à travers des résumés et des commentaires s uccincts. En publ-

    iant pour la première fois la version latine (ci-après L3 ), je me

    suis vu obligé d'avoir recours au plus mauvais manuscrit existant.

    Reprendre le travail à la base en éditant l'original, con-

    fronter celui-ci avec les versions successives et, finalement,

    placer cet écrit - considéré comme insignifiant - dans la grande

    oeuvre de O. Cantemir, tels sont les buts que se propose la pré-

    sente publication .

  • 4

    1. Les manuscrits.

    G original grec inédit, conservé à la Bibliothèque de l'Académie

    de Léningrad. Cf. T. A. Bykova - M. M. Gurevic, Opisanie izdani.

    napecatannyx pri Petre I, Moscou, 1958, p. 348, 358.

    L1= version latine, imprimée avec la traduction russe, St. Péters- bourg, 1714, là-dessus: P. Pekarskij, Nauka i literatura v

    Rosii pri Petre Velikom, St. Pétersbourg, 1862, vol. 2, p. 320·

    322, description bibliographique. Quelques détails chez H.

    Weber, Das veranderte Russland, Frankfurt, 1721, vol.l p. 5.

    L2= copie latine d'après L1 avec le frontispice russe, lv-8~, XIXe siècle, ms. no. 44 de l'Académie Roumaine, Bucarest.Cf. Gr. G.

    Tocilescu dans "Analele Societ~tii Academice Române. Adm. •i

    Desb." t. XI (1868) no. 1, p. 64 et 75. Le texte est plein

    d'erreurs de transcription. De toute évidence, le copiste ne

    connaissait pas le latin. Il confond les ~ avec les f,bévue

    banale chez ceux qui ignorent les caractères typographiques

    du XVIIIe siècle. Les corrections et l'identification des ren-

    vois bibliques sont dues à plusieurs mains.

    ~3 = édition intégrale: E. Lozovan dans "Buletinul Bibliotecii Ro- mâne", Freiburg i. Br. V (IX) n.s. 1975-1976, p. 479-502, dont

    p. 489 ss. fac-similé de L2 • J'ai suivi L2 . Afin de simplifier

    l'apparat critique, les fautes de lecture du copiste sont cor-

    rigées tacitement, de même que les retouches successives ne

    sont pas indiquées. Partant de l'hypothèse que L1 avait les

    mêmes caractéristiques graphiques (ponctuation, majuscules,

    italiques) que R 1

    , j 'ai s uivi par analogie R2 . Les renvois

    bibliques ont été vérifiés d'après Biblia Sacra vulgatae edi-

    tionis Sixti V Pont. Max. iussu recognita et Cl ementis VIII

    auctoritate edita.

    1 = fragment final de L 1

    publié dans le compte rendu du Panégyri-

    que dans "Acta eruditorum" Leipzig, nov. 1714 p. 536.

    Rm= version russe manuscrite, accompagnant G. se trouve ~raisemb­

    la.blement, à la base de R1 . Que lques leçons divergentes par

    rappor t à R2 .

    R 1 = version russe imprimée en 1714 avec L1 . P. Pekarskij reprodu1•

    deux fragments du début et de la fin . $t. Ciobanu traduit en

    roumain les citations de P. Pekarskij. Il répète aussi les er-

    reurs orthographiques: Metamorthoseos pour Metamorph~.

    5

    Cf. Dimitrie Cantemir in Rusia, dans "A nalele Academiei Române.

    Memoriile Sectiunii Literare", s. III, t. II (1925) p. 396 -

    397.

    R2= deuxième édition russe, reproduisant R1 , publiée par T.S. Bayer, Istoria zizni i delax knjazja Konstantina Kantemira, Moscou,

    1783, p. 323-328 en note.

    r 1= fragments roumains traduits par ~t. Ciobanu d'après P. Pekarskij, cf. supra.

    r 2= fragments roumains traduits avec commentaire par P.P. Panai- tescu d'après L2 . Cf. Dimitrie Cantemir. Viata •i opera, Bu-

    carest, 1958, p. 189-192 .

    Le stemma se présenterait de la façon suivante

  • 6

    2. Edition et démarche de la recherche.

    La présente publication reproduit donc le ms. G1 , accompagné de la

    traduction L3 . C'est à une méthode assez inhabituelle que je me

    suis vu astreint: établir un texte d'après la copie la plus

    récente et la plus fautive, avoir recours à de nombreuses conjectu-

    res et, seulement à la fin , publier l'original primitif.

    Ce n'est pas un mince plaisir que le mien - je l'avoue - de

    constater que le jeu des confrontations successives n'a pas été

    vain et que mes hypothèses se sont révélées justes. Ainsi, il ne

    fait plus de doute aujourd'hui que, pour la version latine, D.

    Cantemir s'est servi de la Vulgate et, pour le texte grec, il a

    utilisé la Septante. D'emblée, nous entrons, sans le vouloir, dans

    le laboratoire secret de l'auteur pour y découvrir sa façon de

    travailler. D. Cantemir, qui fabrique son texte à coup de citation.

    soudées ensemble avec adresse, dissimule ses sources. En fait, il

    n'avoue que l'origine de deux passages: Psaume 20:2 et Isa1e 10:14.

    Les autres identifications sont dues aux divers lecteurs du ms . L2.

    Je les ai vérifiées dans la Septante 2 , mais j'ai jugé inconvenant

    de les reporter sur le texte de l'auteur. L'améliorer ce serait

    fausser ses caractéristiques, lesquelles doivent rester inchangées.

    Il est presque oiseux d'insister sur le fait que ce n'est pas

    ~erban, un enfant de 7 ans, qui exprime "ses" vues de haute poli-

    tique et de haute stratégie, mais son père. D'ailleurs, la graphie

    ne trompe pas: c'est la belle écriture envolée de D. Cantemir que

    nous connaissons très bien par ailleurs.

    Il y a plus. La présentation - grecque par la langue - suit

    les règles de la paléographie arabe. L'encadrement du texte et le

    final "en pointe de couteau" sont typiques de la Perse au Maroc, d~

    puis l'époque ancienne jusqu'à nos jours 3

    7

    Cl) Colophon P- 40

  • B

    Il n'y a pas lieu de s'étonner: le grand orientaliste connaissait

    bien les rigles de la diplomatique ottomane et arabe 4

    . Cet artifiœ

    de mise en page a été même emprunté par la typographie occidentale.

    A quelle époque et par quelle filiire, je l'ignore. En tout cas,

    dans la traduction française d es Satyres d'Antiokh D. Cantemir,

    l'Epître Dédicatoire à Elizabeth Impératrice de toutes les Russies 5

    s'achive par une citation6 de Pline disposée de la même façon.

    Quant à la traduction slave (Rm), je n'en reproduis ici que le

    frontispice et la derniire page. J'en remets à plus tar~ la publi-

    cation, qui doit comporter, au préalable, une collation avec R1 et R

    2 . Déjà on peut remarquer quelques divergences de taille.

    Dans Rm, on a l a leçon Samoder!ec,dans R2 I mperator 7

    . Rm 0

    élimine

    aussi les citations latines finales, groupées autour du plani-

    sphire, lesquelles, comme o n le verra, jouent un rôle important

    dans la construction de toute une doctrine de philosophie de

    l'histoire.

    ~t 1

    '1.:j ., 1.-·1 1

    : . ; ·· : \ .. 1 ;·.j r 1 . ... , 1

    1 1 1: 1

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    l!i ·1 11 ·!

    1

    Q!fi Voluptatibus dcdi- ti , qt1afi it1 diem viv1111t , vivendi ca11fas q11otidiè fi-

    11i1111t ; qui vero pojlc- . ros cogita11t , ~ n11:-

    moria111 fiti operi- bru exte11d1mt, his 11u/la Mors no1i repent ina ejl, 11t qu.e ftm- per inchoa· t~ITIZ a/i- fjtlÎd ab-

    rumpat. PLIN.

    L.V. E1•. V.

    SATI.

    9

  • 10

    3. Contenu et but du "Panégyrique".

    Même si l'on ne connaissait pas avec précision la date de la pré-

    sentat